Les grands espaces australiens

Après avoir parcouru l’Asie du Sud-Est pendant plusieurs mois, revenir dans un pays développé nous permit de regarder les habitudes de la vie occidentale d’un nouvel œil. Cependant, nous retrouvâmes nos repères et notre confort instantanément. En dehors du climat, de la conduite à gauche et des saisons inversées, l’Australie et le Canada présentent énormément de points communs.  Compte tenu de l’immensité du pays, même un séjour de trois semaines ne permet d’explorer qu’une fraction de ce territoire gigantesque. C’est à bord d’un petit camping car que nous partîmes à l’aventure. Notre mobile home nous offrit une totale liberté de mouvement tout en contrôlant notre budget. A l’instar de l’Amérique du nord, les grands espaces australiens sont dominés par des lignes droites, des pâturages, des parcs nationaux et des paysages grandioses. Les routes sont propres et parfaitement signalisées, si  bien que la conduite à gauche s’avère bien plus facile qu’anticipée. Ces 3500 km entre Melbourne et Sydney furent remplis de superbes découvertes, de longues plages de sable fin, de vallons verdoyants, de canyons abruptes et de forêts d’Eucalyptus.

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Melbourne

Bien que les choses soient différentes sur bien des points, ce n’est pas en Australie que l’on se sentit dépaysés, bien au contraire! Les codes, la langue et la culture sont les mêmes qu’au Canada. Si semblables même que nous arrivâmes à Melbourne avec le sentiment de revenir à Montréal. Tout comme sa cousine québécoise, la capitale de la province du Victoria épouse parfaitement son rôle de ville secondaire, universitaire et artistique. Parsemée d’espaces verts et de bâtiments ultramodernes, Melbourne donne l’image d’une ville équilibrée et dynamique. Capitale mondiale du Street Art, nous parcourûmes le centre ville à la recherche des œuvres de Banksy ou d’autres grands artistes internationaux. Du quartier des spectacles aux quais, de Chinatown jusqu’au quartier hipster de Fitzroy, nous ne cessâmes de comparer, nostalgiques en pensant à notre Montréal bien aimée. Nous arrivâmes fin mai, ce qui correspond à fin de l’automne dans l’hémisphère sud.  Comme la province de Victoria est l’une des plus froides du pays, nous dûmes enfiler gants et bonnets. Début juin, les feuilles jaunes et oranges tapissent le sol, l’hiver commence et il est bon de se reconforter avec un bol de soupe chaude.

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Great Ocean Road

Après la visite de Melbourne, nous partîmes pour le mythique road trip du Great Ocean Road. Cette nationale serpente pendant 250 km à travers les paysages de la côte sud de Victoria. Des pâturages verdoyants aux forets d’eucalyptus, en traversant d’infinies étendues de maquis endémiques, le trajet finit sur les bords d’immenses falaises de calcaire se jetant dans la mer. Cette région offre des formations géologiques remarquables. La terre s’érode à vue d’œil sous l’assaut incessant du vent et des vagues de l’océan Austral. Depuis des siècles, les forts courants et le relief accidenté ont causé de nombreux naufrages. L’histoire des plus légendaires hantent encore ces côtes dangereuses.

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Le 15 janvier 1990, une partie du London Bridge s’écroule dans la mer. Deux touristes doivent être évacués par hélicoptère.
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Observer des Koalas dans leur habitat naturel requiert de la patience.

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Les pâturages australiens

En Australie comme en Amérique du nord, les terres agricoles semblent s’étendre à perte de vue. Les pâturages y sont proprement quadrillés et parsemés de bétails broutant. Les animaux prennent la forme de points blancs, beiges ou noirs repartis aléatoirement à travers les champs. Lorsque l’on se pose pour admirer ces paysages, c’est une ambiance sereine qui s’émane de ces grands espaces verdoyant où se côtoient chevaux, moutons et vaches. Le rêve du cowboy américain s’est parfaitement adapté au pays des kangourous. Cependant, il existe ici aussi un revers de médaille bien sombre. En effet, les giga-fermes ont progressivement remplacé les petites entreprises familiales et ces méga-exploitations sont malheuresement devenues la norme. La productivité et les exigences de rendement mettent la pression sur cette industrie. Outre les préoccupations des défenseurs de la cause animale, la communauté scientifique s’entend pour dire que l’industrialisation de l’élevage bovin est un véritable désastre écologique. En plus des émissions colossales de méthane, de la pollution des eaux et de l’épuisement des terres agricoles, chaque année des millions d’hectares de forêt sont totalement rasés pour faire de la place. Ce triste constat porte les symptômes de deux grandes dépendances alimentaires humaines: la viande rouge et les produits laitiers.

En Australie comme ailleurs, c’est un constant bras de fer qui oppose les environnementalistes et l’industrie agro-alimentaire. Bien que des centaines d’espèces soient en danger ou en voix d’extinction à travers le pays, ce sont les Koalas qui font polémique en ce moment. WWF vient de lancer une campagne de sensibilisation à grande échelle, alertant de la disparition à une vitesse alarmante du célèbre nounours australiens.

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Les parcs nationaux

Une des grandes forces de l’Australie réside dans le nombre et la taille de ses parcs nationaux.  Certains de ces sanctuaires naturels sont grands comme des petits états. Au plus grand bonheur des amoureux de la Nature, ces zones sont entièrement protégées par la loi d’un pays qui la fait respecter. Les parcs permettent de profiter de la beauté naturelle de l’Australie, particulièrement de sa faune, sa flore et sa géologie unique. L’endémicité australienne est le résultat de millions d’années d’isolation, une évolution parallèle au monde que l’on connait. Les pigeons deviennent des perruches, les biches des kangourous, les écureuils des possums… Les repères sont là mais les choses sont différentes. Pendant notre séjour, nous traversâmes certains de ces grands parcs, notamment les parcs de Bonderee, Wilson’s Promontery et Blue Mountains.

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Blue Mountains est un plateau surélevé à plus de 1000 mètres d’altitude. Classé à l’UNESCO, ce parc national offre des paysages aux allures du grand canyon d’Arizona à la mode australienne. Le nom Blue Mountains vient de la teinte bleue des montagnes, celle-ci résulte d’une déformation du spectre de la lumière traversant les vapeurs qui s’émanent de la canopée d’eucalyptus. Au pied des falaises, plus de 200 espèces d’eucalyptus ont été recensées. Leurs essences imprègnent l’air, si bien qu’une légère odeur de fraicheur poivrée remonte parfois jusqu’aux rebords du plateau. De nombreux sentiers pédestres permettent de randonner sur la crêté, à flanc de falaise ou au fond des canyons. En bas, le climat est différent; on y trouve un monde humide de fougères et d’eucalyptus parsemé de sublimes cascades. Ce sont parfois même de véritables rivières qui se jettent de plusieurs centaines de mètres dans le vide.

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La faune australienne

La faune australienne réserve de belles surprises. Des plus attendrissants aux plus effrayants, ce pays est plein d’animaux que l’on ne trouve nulle part ailleurs! La Nature a développé sur cette immense île des écosystèmes uniques, souvent agrémentés d’une biodiversité remarquable. Sous l’eau, c’est la même chose et, bien que la grande barrière de corail soit officiellement condamnée à mourir, les fonds marins australiens ont encore beaucoup à offrir. Sur la route, il suffit de s’arrêter et d’observer pour voir apparaitre ici ou là des animaux sauvages. Bien que les vedettes restent les kangourous et les koalas, nous avons eu l’immense plaisir de rencontrer plein d’animaux (plus ou moins farouche) dans leur environnement naturel.

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Sydney

Notre voyage prit fin dans la capitale économique du pays. Notre court séjour là bas nous a donné l’image d’une ville dynamique, moderne, propre, ordonnée et riche. Nous avons eu la chance d’y être durant Vivid. Ce festival artistique de sons et lumières transforme les rues en scène de concert et les façades d’immeubles en écrans de projections. La région bénéficie d’un climat plus clément qu’au sud, offrant aux habitants la possibilité de profiter des plages environnantes la majeure partie de l’année.

Port Jackson est une baie naturelle qui a profité à des générations de navigateurs. Aujourd’hui encore, de nombreux bateaux profitent d’une des plus belles marinas au monde. L’Opéra, le pont et les grattes ciels offrent un panorama semi-urbain atypique et charmant.  Malgré sa taille peu imposante, l’Opéra est admirablement mis en valeur et semble régner sur l’entrée de la ville. Considéré par beaucoup comme un des chefs d’œuvre architectural du XXème siècle, il représenterait les voiles des bateaux entrant dans la baie.

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Malgré trois semaines occupée à découvrir et explorer autant qu’il le fut possible, nous quittâmes l’Australie avec un sentiment d’inachevé. Conscients de n’avoir découvert qu’une fraction de cet immense territoire, nous nous promîmes d’y revenir.

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